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  • margaux2noiron

Mon été studieux



Cela fait presque 20 ans que je vis à l’étranger. Alors très (trop) souvent vacances = France = familles = marathon. Et ça ne s’est pas arrangé depuis mon mariage (avec un français) et la naissance de mes trois enfants.




C’est une évidence, un non-sujet, bien sûr que l’on va en France cet été. Peut-être que c’est encore d’avantage, un dû ? Le prix de notre culpabilité de vivre loin d’eux et qu’ eux vivent loin de nous. Quand j’ai cet état d’esprit de contrainte, généralement, ça ne se passe pas super bien… Encore des valises, les prix des billets, de la location de voiture, des trains, les enfants fatigués/fatigants, entrée/plat/dessert à chaque repas… et la balle de match chaque été qui est disputée par les deux familles : avec qui avons nous passé le plus de temps ?


Qui dit famille dit tensions, c’est inévitable. D’un coup je ne suis plus « seulement » la maman mais aussi la fille et même la belle-fille. En parallèle, les professeurs et les babysitters n’étant plus là, je suis pendant deux mois la préposée full time bodyguard des trois insupportables.


Bref, l’été en France tout est là pour que le mot vacances rime avec souffrance.


MAIS, chaque été est une version améliorée de la précédente, je dois en être à la V.20, et il y a des sacrées améliorations :


  • J’ai vu des amis, et pas pendant un apéro top chrono mais sur plusieurs jours, en allant chez eux, en découvrant leurs enfants qui sont nés et ont grandi depuis que je suis partie. En les découvrant eux parents mais surtout en retrouvant notre complicité du quotidien.


  • J’ai fait des excès, et tant pis si le dernier se réveille à 6h, si les jumeaux ne sont pas couchés à 23h, si j’ai épuisé le stock de Doliprane. J’ai remis du fun d’adulte en oubliant parfois la maman.


  • J’ai passé du temps en couple. Pas le resto où la pression de l’exception casse l’ambiance. J’ai pris le temps de retrouver le mari ami avec qui j’écoute des podcasts en voiture, à qui je coupe la parole quand on parle avec des amis, et, que, parfois j’écoute écouter les problèmes des autres, avec qui je rigole et avec qui je reste en silence.


  • J’ai pris du plaisir à passer du temps avec mes enfants. Souvent quand j’étais seule avec un ou deux sur les trois. Ma plus belle carte postale est ce moment à la plage avec mon fils qui hurle de joie en sautant dans les vagues, je vois aussi dans son sourire le bonheur volé d’avoir sa maman rien qu’à lui.


  • Je suis restée droite dans mes bottes d’adulte, de maman, d’épouse face à ma maman à moi. Je ne suis pas redevenue cette petite fille qui prend personnellement tout ce qui se dit autour d’elle, qui a des comptes à régler et des revendications à faire. Je ne veux pas changer mes proches et je ne veux pas changer en leur présence.


Bel effort et quelques acquis, il faudra cependant continuer à travailler sa patience en attendant le prochain été.


Venez partager avec moi vos conquêtes de l’été !


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